1, rue d'Inkermann
Qui est-elle ? Qui est-elle, cette « assistée » qui chaque matin arpente la rue comme tout autre quidam se pressant à son travail, aussi ponctuelle qu’une secrétaire quinquagénaire ? Que se cache t’il derrière ce lourd faciès, ce visage buriné au fil d’orages qu’on ne peut que soupçonner, cette toile grossière qui recouvre pudiquement une vie emplie de défaites mais peut-être aussi de quelques revanches à prendre ? Est ce le Prochain auquel tu es coupable de ne pas tendre la main, reniant ton humanité à chaque petit matin, en feignant de ne pas voir, là, installée sous ce symbole de consommation, cette main tendue vers toi et ce regard qui, sans reproches, n’en est que plus perçant. ? Ou est-ce cette défaite de nos idéaux, cette écœurante réalité qu’une droite tout aussi immonde agite à dessein sous couvert de parler vrai ? Mais comment peut on choisir soi-même de s’avilir ? Mais est ce seulement un avilissement ou simplement le reflet du passant qui juge en premier pour éviter de se juger lui-même ? A quoi pense t’elle, ce matin, en croisant le chemin du petit ange qui partage ma vie et qui s’empresse vers son propre lot de misères à panser ? Peut-on rester digne en étant « rien »? Ou « est » on de toute façon, encore et toujours, qu’importe le regard social ? A quoi pense t’elle, en se pressant le matin vers son « rien », cette âme perdue qui célèbre notre défaite sur les trottoirs d’une vieille victoire ?
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Auto mutilation
C'était déjà une réalité qui vous laissait quelque chose dans sur le coeur, un goût d'abord bonbon sucre puis légèrement visqueux, avant de se parer plus nettement d'une amertume dont on ne se départit plus jamais, malgré tous ses efforts ; une réalité qui saute aux yeux et à la gorge du premier quidam innocent (s'il en est) qui s'aventurerait ne serait ce que 30 minutes dans la blogosphère : Les bloggeurs sont des putes… Même pas, en fait, car les prostituées gardent pour elles cette décence désespérée de la nécessité. Alors qu’un bloggeur ne « bloggue » pas pour vivre, pseudo vertu qu’on semble reconnaître au net, mais pour avoir la sensation d’être en vie. Plus on est lu, plus donc on est reconnu comme existant. A partir de là, tous les moyens sont bons. Quels sont les blogs qui ont le plus de fréquentations ? Ceux dont on dit qu’on se sent « proche », les « authentiques » du quotidien qui n’a plus à être transfiguré. Ceux qui feront le maximum pour attiser le voyeurisme tout en conservant le douillet anonymat de la petite bourgeoise qui va s’encanailler à peu de frais. Ceux qui calibreront l’humour ou l’émotion en fonction du nombre de commentaires qu’ils peuvent en escompter, ceux qui sur 20.six collectionnent les bonbons comme on collectionnerait des poignées de mains en campagne. C’était donc déjà une réalité perverse de la Toile. Là où le visqueux devient vraiment croustillant, c’est quand on apprend comment de vénérables institutions, comme le Centre de Formation des Journalistes, reprennent à leur compte le phénomène blog pour le parer d’une touche tout ce qu’il y a de plus pro : Au détour d’une discussion avec un collègue, entré en première année dans la vénérable susdite institution, j’apprends que ces charmants formateurs notent leurs étudiants d’après le succès du bloc qu’ils ont monté en arrivant. Le savoureux, donc, c’est que les étudiants ne sont pas notés sur le contenu de leur blog…. Mais sur le nombre de commentaires de leurs notes, sur le taux de visite et le référencement général de leur blog sur la toile. Qui a dit qu’on apprenait à faire du journalisme dans les Ecoles de journalisme ? Et le petit plus dans tout ça, c’est que vous n’aurez même pas la petite phrase politique correcte du « heureusement qu’il y a cette chère blogosphère désintéressée pour rattraper ces médias véreux »…. Car finalement, le CFJ est peut être cynique, mais loin d’être con. Les charmants formateurs ne font que remettre en pratique une coutume bien d’chez nous. Morale de l’histoire : à vos crayons… et suçons, suçons, suçons….
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Quelle version ? Monologue ou dialogue ? Avec ou sans petite fille ? Multiplication des points de vue ou concentration du récit ? Il est parfois, souvent même, moins difficile d'écrire que de savoir ce que les gens attendent que vous écriviez. Et vu le Mur sur lequel j'ai vaillamment peint ma cible, ca ne risque pas de changer.Heureusement qu'il y a des coins délicieux, où se réfugier, au chaud, au creux de ses cheveux.
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Rhinocéros, Acte III
Bérenger: [...] Il n'y a pas d'autres solutions que de les convaincre, les convaincre, de quoi ? Et les mutations sont elles réversibles ? ce serait un travail d'Hercule, au-desssus de mes forces. D'abord, pour les convaincre, il faut leur parler. Pour leur parler, il faut que j'apprenne leur langue. Ou qu'ils apprennent la mienne? Mais quelle langue est ce que je parle? Quelle est ma langue? Est ce du francais, ca? Ca doit bien être du francais ? Mais qu'est ce que du francais? On peut appeler ca du francais, si on veut, personne ne peut le contester, je suis seul à le parler. Qu'est ce que je dis? Est-ce que je me comprends, est-ce que je me comprends ?(Il va vers le milieu de la chambre.) Et si, comme me l'avait dit Daisy, si c'est eux qui ont raison? (Il retourne vers la glace.) Un homme n'est pas laid, un homme n'est pas laid! (Il se regarde en pasant la main sur la figure) Quelle drôle de chose! A quoi je ressemble alors? A quoi ? ( il se précipite vers un placard, en sort des photos, qu'il regarde.) Des photos! Qui sont-ils tous ces gens-là? M.Papillon, ou Daisy plutot ? Et celui-là, est ce Botard ou Dudard, ou Jean ? Ou moi, peut-être ( Il se précipite de nouveau vers le placard, d'ou il sort deux ou trois tableaux). Oui, je me reconnais; c'est moi, c'est moi! ( il va raccrocher les tableaux sur le mur du fond, à coté des têtes de rhinocéros). C'est moi, c'est moi ! (Lorsqu'il,accroche les tableaux, on s'apercoit que ceux-ci représentent un vieillard, une grosse femme, un autre homme. La laideur de ces portraits contraste avec les tetes des rhinocéros qui sont devenues très belles. Bérenger s'écarte pour contempler les tableaux). Je ne suis pas beau, je ne suis pas beau (Il décroche les tableaux les jette par terre avec fureur, il va vers la glace). Ce sont eux qui sont beaux. J'ai eu tort ! Oh! comme je voudrais être comme eux. Je n'ai pas de cornes, hélas! Que c'est laid, un front plat. Il m'en faudrait une ou deux, pour rehausser mes traits tombants.Ca viendra peut-etre, et je n'aurai plus honte, je pourrai aller tous les retrouver. Mais ca ne pouse pas! (Il regarde les paumes de ses mains).Mes mains sont mointes. deviendront elles rugueuses? (Il enlève son veston, défait sa chemise, contemple sa poitrine dans la glace). J'ai la peau flasque. Ah ce corps trop blanc, et poilu ! Comme je voudrais avoir une peau dure et cette magnifique couleur d'un vert sombre, une nudité décente, sans poil, comme la leur ! (Il écoute les barrissements.) Leurs chants ont du charme, un peu âpre, mais un charme certains! Si je pouvais faire comme eux. (Il essaye de les imiter) Ahh, Ahh, Brr ! Non, ca n'est pas ça! essayons encore, plus fort! ahh, Ahh, brr! Non, ca n'est pas ca, que c'est faible, comme ca manque de vigueur! Je n'arrive pas à barrir. Je hurle seulement. Ahh, Ahh, brr ! Les hurlements ne sont pas des barissements! Comme j'ai mauvaise conscience, j'aurais du les suivre à temps. Trop tard maintenant! Hélas, je suis un monstre, je suis un monstre. Hélas, jamais je ne deviendrai rhinocéros, jamais, jamais! Je ne peux plus changer. Je voudrais bien, je voudrais tellement, mais je ne peux pas. Je ne veux plus me voir. J'ai trop honte! (Il tourne le dos à la glace.) Comme je suis laid ! Malheur à celui qui veut conserver son originalité! (Il a eu un brusque sursaut.) Eh bien tant pis ! Je me defendrai contre tout le monde ! Ma carabine, ma carabine ! (Il se retourne, face au mur du fond où sont fixées les têtes de rhinocéros, tout en criant:) Contre tout le monde, je me defendrai! je suis le dernier homme, je le resterai jusqu'au bout! Je ne capitule pas ! Rideau Cet extrait, en souvenir d'une discussion et d'un ami.
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La sentinelle Depuis 5 heures ce matin, je regarde passer tous ces jeunes crétins. Il y a ces éternelles pimbêches mal fagotées qui bécassent à longueur de journées et qui roulent des yeux d’une manière ridicule devant de solides gaillards à la peau tannée, feignant l’indifférence. A coté d’eux, un jeune couple, bien sous tout rapport, du moins en apparence, profite d’un instant d’inattention du propriétaire d’en face pour discrètement escamoter dans un sac beige une lampe début du siècle qui trônait sur un tréteau. J’ai laissé faire. Ce n’était pas la première fois que j’en prenais en flagrant délit. La plupart du temps, les coupables ne se rendaient même pas compte que je les fixais, alors qu’ils accomplissaient leur petit forfait. Quelque part dans ma tête, je notais leur visage, leur dégaine- On ne sait jamais, ça peut servir. Mais je m’étais fixé comme règle d’or de ne jamais intervenir. Mme Bondaud, située sur ma gauche, n’avait pas ma morgue. Je voyais dans son air outrée, tandis que la lampe s’éloignait dans le sac refermé, qu’elle brûlait d’envie de se mettre à hurler à la canaille, et de suite de se jeter sous les roues de la patrouille municipale, qui croisait à ce moment là –ironie du quotidien. Mais elle se contentait de suivre du coin des yeux, les lèvres pincées, le couple qui s’éloignait innocemment. Mme Bondaud avait ce coté protestant rancunier, enraciné comme un vieux chêne dans le patrimoine familial. Pour elle, la plupart des gens étaient voués à la damnation et le plus tôt serait le mieux, si on lui avait demandé son avis. Pour ma part, cela faisait un paquet d’années que j’avais cessé de me faire du mourron pour ce genre de choses. Il n’y a que ce pauvre Emile, à ma droite, qui prenait tout avec sérénité, perpétuellement figé qu’il était dans son attitude d’heureuse andouille. Chaque année, ça devient de pire en pire pourtant. Des fois, j’ai l’impression d’avoir quitté ma bonne terre de France pour quelque pays lointain, peuplé de Maures et d’autres bourricots dans ce genre. Hier, j’ai même vu des boches ! Une famille complète, qui se tenait devant moi, me narguant avec leur affreuse langue à écorcher un damné. Quand j’y pense : Cette foutue Der des Der, toutes ces journées à se prendre tous les démons de l’enfer au coin de la caboche, dans ces sacrées tranchées, et les voilà qui paradent l’air de rien devant moi, comme si Versailles n’avait jamais existé. La petite dernière, habillée comme une clocharde avec ses pantalons troués au niveau du genou, me regardait avec ses grands yeux écarquillés, comme si j’étais une sorte de monstre de foire. On eut dit qu’elle cherchait à voir quelque chose à travers moi, comme si j’étais transparent, une simple vitre. Cette petite insolente. Les petits larcins, ça, je m’y suis fait. Ce que je ne supporte pas, c’est les petits salopards qui ne se gênent pas pour me dévisager avec des airs supérieurs, comme si le fait que je sois leur aîné les autorisait à me manquer de respect. Je déteste ça. Si mon vieux Berthier fonctionnait encore, je leur balancerais du plomb là où je pense. Mais par les temps qui courent, je dois me contenter de les fusiller du regard. Alors je les fixe à mon tour dans les yeux, sans ciller d’un poil. J’ai tout mon temps, et au point où j’en suis, il ne peut plus m’arriver grand-chose. Je gagne toujours à ce petit jeu, même devant les plus costauds. C’est toujours eux qui finissent par détourner les yeux et se résignent à passer leur chemin. On ne l’a fait pas à moi. Une fois cependant, cela ne se passa pas comme prévu et je crus que mon compte était bon. C’était l’année dernière. La journée était pluvieuse et il y avait moins de monde que d’habitude, pour un premier jour d’ouverture j’entends. Un gars, plus hargneux que les autres, après m’avoir considéré pendant une bonne minute, s’était penché pour me saisir et m’avait carrément soulevé en l’air. J’avais l’air finaud dans cette position. Heureusement que le petit Paul était intervenue, sans quoi, je crois que ce type m’aurait embarqué avec lui. Mais le Paul savait y faire. Il avait tellement embobiné mon agresseur que celui-ci avait fini par renoncer en grommelant. C’est un sacré p’tit gars ce Paul, même si des fois je trouve qu’il se trompe un peu trop lorsqu’il doit rendre la monnaie. Mais je ferme les yeux. Après tout, on doit s’entre aider dans la vie, non ? En fait, la plupart du temps, il ne se passe pas grand-chose. On passe d’une ville à l’autre, d’un marché pluvieux à un hall grisâtre, installés sur un tréteau ou parfois à même le sol. Je sens bien que Mme Bondaud n’apprécie pas, mais c’est toujours mieux, me dis-je, que de rester enfermé dans un grenier à attendre que des rongeurs se décident à nous dévorer. La grande braderie n’est peut être plus ce qu’elle était, n’empêche que ça reste un moment qu’on attend tous, moi, Mme Bondaud et sûrement même Emile, malgré son air absent. Ca nous fait voir du pays. Vu notre état, on ne risque pas non plus de nous embarquer. La plupart des gens préfèreront toujours avoir chez eux un faux Magritte qu’une authentique série de portraits décrépits. Des fois, je dois bien l’avouer pourtant, je me sens à l’étroit dans ce cadre poussiéreux. J’aimerais flâner à mon tour dans les rues de cette vieille catin lilloise, prendre une bière bien fraîche avec ce vieil Emile, taquiner la donzelle et se moquer des bourgeois en goguette. Je ne demande pas grand-chose, une petite virée c’est tout, après tant d’années à garder mon poste, par vents et marées. Si au moins on me laissait ne serait ce que rajuster que de quelques centimètres ce satané casque. Je ne l’avais pas vu, au moment où le photographe du régiment nous prenait, mais celui-ci penche légèrement sur le coté. Depuis, je n’arrive pas à me sortir cette idée de la tête. J’ai presque l’impression parfois que certains s’arrêtent exprès pour me considérer, l’air finaud, comme pour dire : « alors André, toujours sappé comme un branquignol ? ». Je donnerais n’importe quoi pour leur rabattre leur caquet et leur montrer qui est vraiment le zouave. Mais les choses sont comme elles sont. J’ai un rôle à tenir. Qui surveillerait sinon tous ces misérables, si plein de vie et de vices ? Qui me remplacerait, moi, la silencieuse sentinelle de la rue Molinel ? Comme disait mon père, la garde meurt, mais ne se rends pas. Et j’ai le sens du devoir, moi.A chacun sa place dans la vie.
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Ce n'est pas tant que nous ne savons pas.... c'est plutot que nous ne voulons pas savoir.
Pour André Glucksmann, au « crime d'ignorance » d'une époque ou les europeens s'aveuglaient encore sur les finalités d'une idéologie totalitaire, a succédé une époque où la charge est encore plus aggravée, le « crime d'indifférence » où les principes humains s'inclinent sciemment devant les principes stratégiques.
Nous ne voulions pas savoir... c'est aussi la thématique du nouveau film de Costa-Gavras, « Mon Colonel », véritable réquisitoire contre notre hypocrisie, celle en reflet de nos politiques. Le refus de dire la réalité, de peur de s'avouer le rôle qu'on y tient. Une guerre qui ne dit pas son nom, des politiques (dont ce cher futur porteur de roses) qui n'assument leur responsabilité morale, appelant au « rétablissement de l'ordre » sans se préoccuper, surtout pas, surtout pas !!, de connaître les moyens employés pour ce «rétablissement» pourvu que ce soit réglé... Et cet homme, ce boucher, ce Colonel Duplan, qui refuse d'accomplir ses basses oeuvres en silence, nous rattrape comme une conscience trop bien acharnée.
Est ce que l'Efficacité et son avocat, la finalité, peuvent tout justifier? Une question qui ne renvoie pas seulement aux lointaines questions de la lutte contre le terrorisme. Les enjeux sont bien plus quotidiens, et les problématiques sur les banlieux en sont l'écho. Dans une discussion récente avec « Royal », l'opposition est née à nouveau à propos de la légitimitée de ce qu'on appelle le « contrôle au faciès ». Oui, il est peut-etre plus efficace de cibler certaines populations lors des contrôles que de s'aveugler sur certaines « probablilités ». Oui, on aura plus de chances de trouver des substances illicites sur une « jeune » aux Halles que sur un retraité à Melun. Mais le succes de l'opération policière est-elle en soi une légitimité? C'est du moins ce qui tend à devenir lorsque les politiques sont de plus en plus jugés aux résultats. Mais au final, ne perd-on pas en éthique, dans les moyens employés, ce qu'on gagne en finalité ? L'armée francaise est parvenue à une finalité- gagner la « bataille d'Alger »- mais a perdu à terme du fait des moyens employés. Le « contrôle au faciès » permet peut etre plus de « flag », mais exacerbe aussi le ressentiment des populations visées à l'encontre de la police et le sentiment d'une sous-citoyenneté. Depuis novembre dernier, les appels se multiplient pour un « rétablissement de l'ordre » sur le territoire de la République ... Est il vraiment important de savoir comment.
Voulons nous savoir ?
Costa Gavras a soulevé quelque chose dans son dernier film. Et ce quelque chose, cette comparaison, est peut etre bien plus proche que celle du chaos irakien ou tchétchène.
Voulez vous vraiment savoir ?
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"Donnez moi la serennité d'accepter les choses que je ne puis changer, Le courage de changer celles que je peux, Et la sagesse d'en connaitre la différence." Marc Aurèle
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